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Le 11 avril dernier, en milieu de matinée, une lycéenne de 16 ans est assise sur un banc, dans un square situé en bas de l’avenue Carnot, près de la gare de Clermont-Ferrand.

Seule, elle pleure après une douloureuse rupture sentimentale. Passe alors à proximité un jeune homme de 20 ans, qui s’apprête à prendre un train en direction de Massiac (Cantal), où il est apprenti. Il avise l’adolescente, lui demande une cigarette, puis entame une discussion, qui devient rapidement très gênante. Ses questions sont de plus en plus intimes, puis il lui embrasse soudainement la poitrine et lui caresse le bas du corps…

Jugé ce vendredi dans le cadre d’une comparution à délai différé, Mamadou Sow, originaire de Guinée, s’il a bien reconnu avoir discuté avec l’adolescente, a, en revanche, nié tout geste déplacé.

Or, la victime, présentée comme « très timide », voire « introvertie », n’a jamais varié dans ses déclarations, toujours très précises et circonstanciées. Et elle présente, depuis les faits, ainsi que l’a rappelé son avocate, Me Anaïs Drobniak, « un traumatisme réel et un état de choc qui ont nécessité la mise en place d’un suivi psychiatrique ».

Mamadou Saw a été condamné à douze mois de prison, auxquels s’ajoute la révocation d’une peine de trois mois de sursis probatoire, prononcée il y a un an, par ce même tribunal… pour exactement les mêmes faits !

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