nikkimeel / Shutterstock
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La situation internationale est entrée dans une période de tensions qui créent de légitimes inquiétudes, la multiplications des crises : le détroit d’Ormuz, la guerre au Yemen, la guerre en Syrie ,le conflit persistant israélo-palestinien, l’Afghanistan, Hongkong, les relations Indo-Pakistanaises,la Chine et les Etats-Unis,la Corée du nord, l’Algérie, les flux migratoires, le Soudan…

C’est dans ce contexte que s’est tenu le G7 de Biarritz sous la Présidence d’ Emmanuel Macron.

Les perpectives du G7 étaient tellement peu encourageantes compte tenu des différences d’appréciation des chefs d’Etat et de gouvernements qu’il n’était prévu à l’issue du Sommet ni communiqué commun ni photo de famille, et cependant le G7 apparaît comme un succès d’ Emmanuel Macron qui a su prendre deux initiatives qui sont à mettre à son crédit, il faut le reconnaitre .

La première initiative fut de recevoir Vladimir Poutine au fort de Brégançon avant la tenue du G7; il est en effet indispensable de faire revenir dans le jeu européen la Russie que des sanctions européennes inefficaces maintiennent dans un ghetto qui a toutes les chances de la pousser dans les bras de la Chine.

La seconde initiative fut de faire venir à Biarritz le ministre des affaires étrangères iranien Mohammad Javad Zarif.

Certes, les membres du G7 n’ont guère apprécié d’être avertis à la dernière minute de sa venue, mais la France a raison de signifier au président américain que sa dénonciation de l’accord nucléaire accroit dangereusement la situation au Proche et Moyen Orient et notamment dans le détroit d’Ormuz où transite le pétrole à destination de l’Europe.

Cela étant dit, il convient de réfléchir et d’analyser cette diplomatie véritablement médiatique dans toutes ses conséquences.

Elle est ostensiblement une diplomatie de l’image et de la communication qui suscite dans un premier temps l’interêt et peut-être l’espoir mais tel un soufflé l’ensemble du processus peut retomber très vite, laissant la place aux désillusions amères.

Quant aux embrassades ostentatoires entre Trump et Macron, elles sont risibles, les Etats n’ont pas d’amis.

De plus, cette diplomatie médiatique pratiquée par les chefs d’Etat qui ” montent ” ainsi en première ligne surtout pour exister par rapport à leur opinion publique nationale est dangereuse.

Agir sur le plan international au regard de considérations de politique intérieure n’est pas un gage de réussite même si cela est parfois inévitable…

En effet, le Chef d’Etat est le dernier et ultime échelon dans les relations internationales après les diplomates et ambassadeurs, les ministres des affaires étrangères. Il incarne, comme il était inscrit sur les canons du Roi LOUIS XIV, l’ ” ULTIMA RATIO REGUM” , le dernier argument du Roi avant la crise et parfois la guerre !

Le G7 de Biarritz restera l’exemple d’un sommet où les relations, notamment avec le Brésil, traitées directement au niveau des chefs d’Etat, ont atteint un paroxysme de tension.

Voilà pourquoi l’art de la diplomatie nécessite des court-circuits qui protègent le Président Chef d’Etat qui doit éviter une diplomatie directe, et qui ne doit intervenir que lorsque la négociation est sur le point d’être conclue !

Il est vrai que les G7 ou G20 tournent le dos à cette prudence;

La première qualité d’un chef d’Etat aujourd’hui est de savoir prendre du recul et de ne pas tomber dans l’immédiateté et le narcissisme médiatiques.

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