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Les Grandes Écoles, ces derniers pans de l’élitisme français, sont désormais atteintes par le virus du politiquement correct le plus veule, comme la plupart des entreprises. Les témoignages commencent à pulluler sur le net qui révèlent cette contagion.

Quelques exemples :

Les résultats d’admissions à la filière PSI de l’École Polytechnique sont été publiés en utilisant cette horreur qu’est l’écriture dite “inclusive”.

Un témoignage d’école d’ingénieur parisienne :

En ingénierie, les femmes sont une minorité (environ 15% dans mon école). Être une femme était quasiment mon argument principal, honnêtement ; je me sentais considérablement valorisée par le seul fait d’être une femme dans ce milieu.

L’école joue à mort là-dessus. Tout y passe : écriture inclusive partout, communication axée sur le féminisme, mise en valeur excessive du parcours des étudiantES par rapport à celui de mes confrères masculins, page du site de l’école dédiée à l’égalité H/F, posts sur les réseaux sociaux à répétition sur l’égalité H/F dans les sciences… en gros les femmes deviennent un argument de vente pour les grandes écoles d’ingénieur.

On m’invitait d’ailleurs tout le temps à mettre en avant mon statut de “femme dans un milieu d’hommes” auprès des recruteurs, quand j’étais en école d’ingénieur.

Autre témoignage :

Je suis en Suisse, à l’École Polytechnique de Lausanne. À la cérémonie d’arrivée, ils ont demandé à toutes les femmes de la promo de se lever pour les applaudir (gênant).

On a une association qui s’occupe de formations/événements/networking spécialement pour les femmes.

Ça rend l’ambiance sur le campus assez lourde. Je trouve que pour une école polytechnique, ne pas pouvoir discuter des différences cérébrales homme/femme (même d’une façon positive et posée) sans être accusé de sexisme/fascisme, c’est assez décevant.

En tant que femme, c’est cette infantilisation, le fait de constamment me ramener à mon genre, et cette pitié incessante que l’on te met dans la figure, pauvre oppressée que tu es dans ce milieu d’hommes, qui m’a vraiment fait sortir du féminisme.

On n’a plus le droit d’être une ingénieure qui veut apprendre et apporter à la science. Non, on est de pauvres femmes qui ne savent rien, ne peuvent rien et sont les éternelles victimes de notre méchante école et filière scientifique.

Un témoignage de Polytechnique :

Il faut comprendre que comme nous sommes militaires, nous devons respecter le droit de réserve qui s’applique à tout soldat. Le souci est alors que les gauchistes de l’école, qui font fi des règles qui s’appliquent à leur statut de militaire, ne respectent pas ce devoir et se permettent de revendiquer et d’influencer dans l’École et son entourage.

Les autres élèves, qui respectent leur devoir de réserve ou n’ont tout simplement pas d’avis, subissent alors les revendications répétées des petits bobos arrivés dans une École militaire “par hasard”, ou du moins sans avoir envie de respecter le contrat qu’ils ont signés avec la Nation.

Les professeurs, eux, ne se positionnent que rarement et leur avis n’est que très peu présent auprès des élèves.

Nous sommes tiraillés entre une administration militaire et une administration scolaire, ce qui rend la chose compliquée. Les élèves ayant récemment pris le droit de manifester (interdit à tout militaire français) n’ont eu aucune sanction, hormis quelques uns à qui on a retiré le commandement des sections de nouveaux arrivants, faute de respect de leur statut militaire.

Le problème est alors que la seule image sortant de l’École est l’image de progressisme portée par certains élèves, que ne cautionnent pas tous mais contre laquelle nous ne pouvons rien faire face à une administration prônant le progrès pour monter dans les classements internationaux, allant jusqu’à remettre en question le statut militaire, attribut pour moi indispensable de notre École.

Nous avons la chance d’avoir encore des cadres militaires au sein de notre École, qui portent souvent des valeurs fortes et ne se laissent pas abattre par les élèves. Néanmoins, les élèves qui ne respectent pas cette hiérarchie marche avec la tête de l’École (qui n’est plus militaire), qui a pour seule volonté le progrès dans les classements internationaux, jusqu’au sacrifice de la chose militaire et des valeurs qu’elle porte auprès de futurs cadres de la Nation.

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