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Les mouvements d’argent sur son compte ont permis aux enquêteurs de mettre au jour une arnaque au chômage partiel. Des aides accordées aux entreprises pendant le confinement obtenues grâce à de faux noms, de faux salariés et des sociétés fantômes. Son arnaque découverte dans l’Eure, le faux patron accusé d’avoir ponctionné 488.000 € à l’État. Inconnu de l’état civil français mais pas de la justice hexagonale, l’escroc incarcéré depuis plusieurs mois assure aux magistrats être « pupille de la Nation et assez lucide pour savoir où je mets les pieds ». 

« Je vous confirme, je ne suis pas Congolais, je suis Français ». 

Incarcéré, il lui est reproché d’avoir créé deux entreprises fantômes en région parisienne, notamment à Colombes (92) grâce à de fausses identités et d’avoir impunément bénéficié des mesures de soutien financier, le fameux «quoi qu’il en coûte» de mars 2020… Plus il déclarait de salariés au chômage partiel, effectifs aussi bidons que les comptes associés, plus le suspect touchait le jackpot.

Pour l’avocat général François Coudert, « vous avez commis du tort à des personnes puisque c’est nous tous qui payons ces aides ! » 

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