giulio napolitano / Shutterstock
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Bien loin des flonflons auxquels essaie de nous habituer l’actuel occupant du siège de Pierre, le Pape émérite Benoît XVI publie un texte dans la revue chrétienne allemande Klerusblatt dans lequel il rappelle avec des mots droits, forts et clairs, les véritables causes principales des agissements criminels de certains membres du clergé.

Dans ce texte, Benoît XVI renvoie la cause de la pédocriminalité à « l’absence de Dieu » et au changement dans la morale sexuelle à partir des années 1960. La « révolution de 68 », affirme-t-il, a fait de la pédophilie quelque chose de « permis et d’approprié ». « Pourquoi la pédophilie a-t-elle atteint de telles proportions ? En fin de compte, la raison en est l’absence de Dieu », écrit-il. Car « un monde sans Dieu ne peut être qu’un monde dépourvu de sens » et donc « sans notion de bien et de mal ».

Le pape émérite allemand accuse un courant de la théologie catholique d’avoir introduit dans l’Eglise une forme de relativisme moral en affirmant qu’il « ne pouvait y avoir quoi que ce soit d’absolument bon, ni quoi que ce soit d’absolument mauvais, mais seulement des appréciations relatives ». Ces théoriciens auraient mis « radicalement en question l’autorité de l’Eglise dans le domaine moral » et provoqué « un effondrement » de son enseignement moral. Il affirme que Jean Paul II avait vertement réagi à cette tendance en 1993 par son encyclique Veritatis Splendor.

Cet affaissement de la moralité dans l’Eglise aurait eu des implications directes dans la formation et la vie des prêtres. Dans certains séminaires, « des cliques homosexuelles » se seraient formées.

Cette atmosphère aurait favorisé le développement de la pédocriminalité qui, affirme l’ancien pontife, « est devenue brûlante seulement à partir de la seconde moitié des années 1980 »

Et la conclusion de Benoît XVI est d’une force toute apostolique :

Cette crise « pousse à considérer d’emblée l’Eglise comme quelque chose de mal réussi que nous devons résolument prendre nous-mêmes en main et former d’une manière nouvelle, affirme-t-il. Mais une Eglise faite par nous ne peut représenter aucune espérance. »« Il est très important d’opposer aux mensonges et aux demi-vérités du diable toute la vérité : oui, dans l’Eglise, il y a le péché et le mal. Mais aujourd’hui aussi, il y a l’Eglise sainte qui est indestructible. »

Cette publication vient à point pour nous rappeler à quel point le pape Benoît nous manque. Qu’il soit assuré de nos prières.


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Julien Michel