Photo : Twitter @O2SR
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Le gouvernement s’est mis à penser pour nous, à faire le tri de nos besoins et envies.

Les produits non-essentiels sont désormais interdits à la vente, les commerces non-essentiels ont été fermés et sont voués à la faillite, tout comme les fabricants de ces choses non-essentielles dont l’achat nous met, dit-on, en danger de mort.

Sans me connaître, le gouvernement a décidé de ce qui est et de ce qui n’est pas essentiel pour moi. Il s’est, donc, substitué à moi – et à chacun d’entre nous – et juge à ma place de ce qu’il m’est autorisé de désirer. Il a placé sa volonté au-dessus de la mienne, dans un domaine qui n’est pas et ne devrait jamais être de sa compétence.

Des bureaucrates ont dressé à la va-vite ma liste de courses. Nos listes. Elles sont toutes identiques. Nous devons tous vouloir les mêmes choses. De même que nous portons le même masque et que nos vies sont réduites au même programme. La standardisation de la société commence.

On nous explique, ou bien on nous expliquera bientôt que la limitation des choix – ce qui veut dire des possibilités – est décidée pour notre bien.

Le monde soviétique ne fonctionnait pas autrement. On commence par éliminer la marchandise non-essentielle, on interdit ensuite les idées non-essentielles, on finit par brûler les livres non-essentiels, et on est réduits à vivre tous de la même manière, selon des règles très strictes, contents s’il arrive de trouver, de temps en temps, quelques-uns des produits autorisés.

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