Mélenchon menace : les préfets promis à la prison

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Nouvelle outrance, nouvelle provocation. Jean-Luc Mélenchon, fidèle à son personnage de tribun radicalisé, a profité des universités d’été de LFI pour franchir une étape supplémentaire dans son entreprise de sape des institutions. Après avoir accusé la police de tuer, voilà qu’il s’en prend désormais aux préfets, piliers de l’État républicain. Son avertissement claque comme une promesse de règlements de comptes : « Nous vous mettrons en prison ».

Le peuple contre l’État : la rhétorique insoumise

Sous les applaudissements de ses militants chauffés à blanc, Mélenchon a martelé : « L’administration n’est pas au-dessus du peuple, elle est au service du peuple. » La formule pourrait sonner comme une vérité républicaine… si elle n’était pas dévoyée pour justifier une mise au pas de ceux qui incarnent la continuité de l’État. Derrière la posture, une menace claire : réduire au silence les préfets, fonctionnaires garants de l’ordre public, accusés d’« intimidation » contre les élus insoumis.


Mélenchon cite Vichy, menace de geôles et promet de se venger une fois au pouvoir. Ce n’est plus du débat politique : c’est la préparation d’une purge.

La logique de l’inversion accusatoire

Tout est là : des élus LFI tiennent des propos ambigus, voire complaisants envers des organisations terroristes ? Ce sont les préfets et les juges qui seraient coupables, coupables d’oser rappeler la loi. Aurélien Taché écrit que « la police tue partout » ? C’est le préfet qui devrait se taire. Emma Fourreau se réjouit de la libération d’un terroriste condamné pour l’assassinat de diplomates américains et israéliens ? C’est la police qui serait à blâmer pour avoir convoqué la députée européenne.

Mélenchon, une fois de plus, inverse les rôles : l’État devient oppresseur, et les militants pro-Hamas, les véritables victimes.

Une complaisance persistante avec le terrorisme

En réclamant la fin des poursuites pour « apologie du terrorisme », le chef de file des Insoumis franchit une nouvelle ligne rouge. Il ne s’agit plus seulement de jouer avec les mots, mais de vouloir délégitimer les instruments juridiques qui protègent la France de l’islamisme radical. En creux, c’est un message clair envoyé à ses soutiens : sous un gouvernement insoumis, on pourrait glorifier les assassins de diplomates sans craindre la justice.

Quand Mélenchon rêve de pouvoir absolu

Il faut prendre Mélenchon au mot. Derrière la menace de prison contre les préfets, il y a un projet politique : transformer l’appareil d’État en bras armé d’un pouvoir idéologique. Les préfets deviendraient des cibles à neutraliser, les policiers des boucs émissaires permanents, la justice un instrument de revanche. Le tout au nom du « peuple », cette entité que Mélenchon prétend incarner seul, contre la République elle-même.

Le danger Mélenchon

On ne peut plus se contenter de parler de « dérapage » : c’est une stratégie cohérente, martelée depuis des mois. La France insoumise ne cache plus son mépris pour les forces de l’ordre, son relativisme face au terrorisme islamiste, et sa volonté de briser les garde-fous institutionnels. Hier, c’étaient les policiers. Aujourd’hui, ce sont les préfets. Demain, qui ? Les juges ? Les journalistes ?

Avec ses menaces dignes des régimes qu’il prétend combattre, Jean-Luc Mélenchon démontre une chose : son projet n’est pas de gouverner la République, mais de la renverser.

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