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Mardi, Lisa, infirmière de 30 ans, était assise dans le bus et discutait avec un autre voyageur de l’intérêt du port du masque, racontent nos confrères de franceinfo“On a vu ces trois jeunes hommes monter, s’installer autour de poussettes, parler très fort, rigoler, tourner la tête dans tous les sens, sans aucun respect des distances de sécurité, raconte-t-elle. Je leur ai dit : ‘les loulous, on peut mettre le masque s’il vous plait’.

C’étaient des jeunes qui avaient l’air de bonne humeur, je me suis permis d’intervenir sur un ton sympathique, avec un sourire au visage, qu’ils ne le voyaient pas forcément parce que j’avais un masque et des lunettes, j’espère que ça s’entendait dans le ton de ma voix.

Le ton est monté assez rapidement, je ne me suis pas laissé faire, j’ai répondu que c’était honteux de parler comme ça à quelqu’un qui demandait de mettre un masque. Vue leur attitude, je sentais qu’il y avait un risque que ça dégénère rapidement.” La trentenaire demande alors au chauffeur du bus d’appeler la police, ce dernier déclenche une alarme discrète.

Toujours selon franceinfo, l’agressivité continue de grimper entre Lisa et les jeunes voyageurs. “L’échange est monté, dans le ton et dans l’humeur et dans la colère des deux côtés, je ne le nie pas, j’étais très énervé, très choquée. Quelque part je me sentais en danger, je crois que c’est ce qui m’a poussé à continuer à parler, à leur tenir tête parce que je ne voulais pas me taire.

Je ne voulais pas qu’ils croient que parce qu’ils étaient menaçants, ils allaient gagner.

L’un des jeunes gens finit par devenir plus menaçant. “Il a mis son visage à deux centimètres du mien pour me faire peur. De là, j’ai posé ma main sur son torse, je l’ai éloigné de moi. Et j’ai pris une gifle de toute sa force, qui m’a sonnée. Honnêtement, je ne sais même comment ça s’est passé, comment je me suis retrouvée de l’autre côté du bus”. L’infirmière raconte avoir reçu des coups au visage dans le corps, des coups de pied, des coups de poing, des gifles.

Ils m’ont poussée, ils m’ont mise au sol plusieurs fois.

Les autres voyageurs finissent par essayer de s’interposer. “Une première femme s’est levée, je suis extrêmement reconnaissante et fière d’elle, une fois qu’elle s’est levée d’autres personnes ont dû se sentir plus courageux vu l’effet de groupe”. Mais les deux jeunes, décrits comme “grands et forts”, sont difficilement maîtrisable et poursuivent leurs coups…

En France, en 2020. Et c’est quasi quotidien. Mais il paraît qu’on n’a pas le droit de parler d’ensauvagement…

ps. Deux des agresseurs ont été arrêtés… et immédiatement relâchés ! Vive les juges !

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