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Cher Jean-Christophe,

Ce matin, sur France Info, tu as affirmé que, si Charles Pasqua était encore vivant, il me « filerait une balle dans la tête. » Quelques instants plus tard, devant la polémique qui commençait à prendre, tu as émis des regrets en pleurnichant sur les réseaux sociaux. Un mélange de Belattar et de Bisounours : un vrai centriste.

Permets-moi de te rafraîchir un peu la mémoire.

Je te connais depuis si longtemps ! Comme je le relate dans « La France n’a pas dit son dernier mot », tu m’as confié un jour : « Tu vois, je ne suis pas souvent d’accord avec toi, mais je dois reconnaître que tu avais vu juste. La sœur Traoré a déclenché la guerre civile! » On voit combien la différence entre ton image publique et tes propos de table relève de la duplicité, de la lâcheté et du cynisme. Je plains amèrement tes électeurs et tes militants, ou ce qu’il en reste.

Par ailleurs, dans son livre « Le maire et les barbares », la journaliste Ève Sfetzel t’accuse d’avoir, en tant qu’élu de la République, signé un double pacte avec l’islam et le grand banditisme. Si elle dit vrai, je plains plus amèrement encore tes administrés : tous ceux qui, via l’impôt, te rémunèrent pour te voir collaborer à l’islamisation de ta ville.

En mars 2021, alertée par ta propre famille, la police prenait d’assaut ton domicile et y découvrait nombre d’armes à feu, ce qui te valut une garde à vue en bonne et due forme. Cette information fait étrangement écho avec tes menaces de ce matin.

Depuis des mois, je suis probablement l’homme le plus menacé de mort de France. Je m’y suis fait. De toutes les racailles qui me prennent pour cible, tu n’es certainement pas la plus dangereuse, mais incontestablement la plus traîtresse.

Quant à moi, malgré ton « Mea Culpa » de pacotille, je ne t’excuse pas.

D’abord, parce qu’en présentant Charles Pasqua comme mon ennemi, tu portes atteinte au profond respect et à la sincère amitié que j’ai voués à cet homme unique, une des personnalités les plus intéressantes, les plus attachantes et les plus authentiquement françaises qu’il m’ait été donné de côtoyer.

Ensuite, parce qu’en me menaçant de mort par cet ami interposé, tu ajoutes l’abjection à la falsification, la perversité au bobard.

Enfin, je ne te pardonne pas d’avoir fait de Drancy, la ville de mon enfance, cette enclave étrangère que les Français ont découvert avec stupeur lors de mon passage chez Morandini.

Je te laisse donc à ta juste place politique : au centre du néant.

Bon vent !

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