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L’anecdote est croustillante : depuis que les Gilets jaunes ont entrepris de détruire les radars automatiques, le nombre de morts sur les routes – prétexte commun pour l’installation de ces radars – est en chute vertigineuse.

Revenons un instant sur ce phénomène étrange qui fait qu’un peuple entier tolère qu’une frange minuscule (le gouvernement) installe des systèmes automatisés de punition. Il y a là un symbole fort de la dérive des missions régaliennes. Certes, le peuple souverain délègue à l’Etat les missions de police – ce qui correspond en gros à protéger le faible contre le fort. Mais ensuite, lorsque c’est l’Etat lui-même qui décide de la définition de ladite mission de police, cette mission perd toute légitimité.

C’est l’intégralité du problème quasi philosophique auquel se confrontent les Gilets jaunes aujourd’hui ! Jusqu’à quel point le peuple doit-il accepter de déléguer sa souveraineté ? Pour en revenir à un papier récemment publié sur La Lettre Patriote : le Président et les ministres sont-ils nos chefs ou nos employés ? Vous avouerez que présentée ainsi, la question vaut son pesant de cacahouètes !

Si, à titre individuel, je délègue la conduite de mon véhicule à un chauffeur, il est évident que je ne tolèrerai pas qu’il m’enguirlande, qu’il me terrorise, ni qu’il envoie la voiture dans le mur. C’est pourtant exactement ce que nous tolérons des responsables politiques, qui ne font que brimer ceux qu’ils sont supposés protéger et défendre.

Les radars automatiques en sont un clair exemple. L’impôt peut en être un autre aussi , lorsqu’il devient confiscatoire et que les citoyens ne bénéficient plus de la redistribution.

L’objectif des Gilets jaunes est de reprendre réellement le pouvoir aux délégués qui l’ont confisqué à leur profit.

Est-ce possible ?


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