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À la faveur de la maladie, le pouvoir a inventé une nouvelle expression: « les plus fragiles d’entre nous ».

Il s’agit, bien entendu, des vieux et des grands malades.

L’expression est stupide et comporte une note de condescendance apitoyée plutôt vexante. Elle est, surtout, d’une grande et très cynique hypocrisie. Parce que ces « plus fragiles » qu’on nous enjoint de protéger face à la maladie sont depuis longtemps une épine dans le pied du pouvoir et de tous les pouvoirs. Ne sont-ils pas, ces vieux et ces grands malades, ceux dont la survie coûte le plus cher aux États ? Leurs pensions et leurs soins permanents ne sont-ils pas source de déséquilibres budgétaires ?

Chaque fois que la question des retraites revient dans le débat public, le constat « Les gens vivent de plus en plus vieux » – qui, d’ailleurs, n’est plus vrai depuis quelques années – est prononcé avec une nuance mal dissimulée de reproche.

Quant aux dépenses qu’engendrent les lourdes maladies plus ou moins chroniques, nul ne pourra prétendre qu’elles sont acceptées de gaieté de cœur.

Ainsi, pour ceux qui gouvernent le monde, protéger « les plus fragiles », ces gouffres financiers, est un non-sens. Et c’est au nom de ce non-sens qu’ils infligent à l’ensemble de la société des restrictions qui ont l’air de châtiments, et qu’ils mettent à mort l’économie.

Cette charité trompeuse envers « les plus fragiles », en qui ils voient, quand ils sont sincères, un fardeau, serait-elle un paravent ? Si oui, quelle est la misère qui se cache derrière ?

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