Photo : @dennisakino11 via Twenty20
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On a tous en tête la décision germanique de fermer les centrales nucléaires et en conséquence, l’augmentation inéluctable de la part du charbon. Les anti-nucléaires allemands prétendaient remplacer l’énergie manquante par des énergies renouvelables, le solaire et l’éolien.

Ça n’a pas marché.

Car le solaire et l’éolien sont des énergies intermittentes, aléatoires, et beaucoup trop diffuses pour remplacer les centrales.

La France, abreuvée par la même propagande, fait aujourd’hui la même erreur, mais à la française, c’est-à-dire en y engouffrant des milliards de façon ahurissante. La Cour des comptes, qu’on ne saurait soupçonner de parti pris, a alerté nos responsables politiques début 2018 sur le coût faramineux des énergies EnR, et sur leur résultat insignifiant. En comptant uniquement les subventions auxquelles l’État s’est engagé par contrats au bénéfice des producteurs d’électricité éolienne ou voltaïque, on atteint le chiffre faramineux de 121 milliards d’euros.

5,6 milliards en 2020, 7,2 milliards en 2025, etc…, et ceci jusque 2044. La cour souligne que les seuls contrats voltaïques signés avant 2010 pèsent 38,4 milliards, et ne fournissent que 0,7% de l’électricité française. Or 38 milliards, c’est ce que coûterait le grand carénage permettant de prolonger de 20 ans tous les réacteurs nucléaires actuels, qui fournissent 75% de notre électricité : 75% au lieu de 0,7% ! De même, toujours selon la cour, les contrats éoliens vont coûter 40,7 milliards en 20 ans, pour 2% de la production française d’électricité. 121 milliards complètement inutiles, car le système électrique français repose à 95% sur le nucléaire et l’hydro-électricité, 2 énergies pilotables(1) qui n’émettent aucun gaz à effet de serre. Dit autrement, les 121 milliards ci-dessus n’auront AUCUN effet sur le ralentissement climatique.

En revanche, 121 milliards, versés sous forme de subventions, c’est beaucoup plus qu’il n’en faut par exemple pour supprimer en France toutes les chaudières au fuel ou au gaz, et pour électrifier la totalité du parc des voitures de l’administration, ce qui entraînerait une décarbonation massive.

Alors, a-t-on créé des emplois en France avec ces milliards ?

Même pas, car la Chine détient un monopole dans la fabrication des panneaux voltaïques, et est en train de s’emparer du marché des éoliennes. Son industrie dispose d’une énergie très bon marché, le charbon, hélas. Donc ces milliards ne servent qu’à financer des importations, pesant lourdement sur notre balance commerciale.

Ainsi les installations solaires et éoliennes acquises à l’étranger ont entraîné à elles seules 3 milliards d’euros de déficit en 2010, et 9 milliards jusqu’en 2017. Et cela continue, bien sûr. Pire pour l’avenir, quand vous achetez chinois vous faites fonctionner à plein les centrales à charbon du plus gros pollueur de la planète. L’énergie chinoise n’est pas du tout décarbonnée.

Disons donc un grand merci à Messieurs les socialistes et aux écolos qu’ils traînent dans leurs wagons. Comme dit le philosophe : “Si on donnait le Sahara aux socialistes, dans cinq ans il faudrait qu’ils achètent du sable ailleurs.”

(1)Pilotable : se dit d’une énergie qui peut fournir ce dont on a besoin quand on en a besoin, contrairement à l’éolien et au solaire.

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