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Alors que Le Monde consacre un article aux défections au sein du Rassemblement National (fuite des cadres, démissions de responsables départementaux, implantation en berne), L’Incorrect diffuse un sondage de l’Ifop montrant une nette dynamique ne faveur d’Eric Zemmour.

À la question « seriez-vous prêt à voter pour Éric Zemmour s’il était candidat à la prochaine élection présidentielle de 2022 ? », 19 % des Français interrogés répondent « Oui », soit près d’un électeur sur cinq.

Ce chiffre, déjà considérable en soi, l’est encore pour deux autres raisons :

• il est en progression de quasiment 50 % par rapport à la précédente enquête du même type (Ifop/Valeurs actuelles des 9-10 février 2021), qui ne lui accordait un potentiel électorat « que » de 13 % ;

• il rend désormais crédible l’hypothèse d’une qualification d’Éric Zemmour… pour le second tour de l’élection présidentielle !

[…]

Autre enseignement majeur de cette étude d’opinion, les électeurs qui avaient voté, à la présidentielle de 2017, pour Marine Le Pen ou pour François Fillon se disent massivement prêts à se reporter sur lui : ce sont, à 29 %, des électeurs de la présidente du Rassemblement national et, à 27 %, de ceux de l’ancien premier ministre qui envisagent de voter pour Eric Zemmour ! Pas besoin d’être grand clerc pour comprendre qu’Éric Zemmour bénéficie à la fois du manque de crédibilité des candidats qui réclament le soutien de LR, que ce soit Valérie Pécresse ou Xavier Bertrand, et du « marino-scepticisme » qui fait que plus grand-monde ne croit à la possibilité que Marine Le Pen accède à la présidence de la République. […]

Dans son livre à paraître, Eric Zemmour raconte :

Je l’ai laissée attendre dans le hall du Figaro un long moment, mais elle me sourit sans un reproche quand j’arrive enfin, me faisant honte de ma goujaterie. C’est une vieille dame apprêtée avec soin. Elle ressemble à ces Américaines des années 1950, avec bigoudis dans les cheveux au volant d’une grosse voiture. Elle est française pourtant, mais a longtemps été mariée à un riche américain. Elle m’explique qu’elle était responsable des sections féminines pour l’élection de Trump. Elle l’appelle drôlement «le Donald».

Elle a un message à me délivrer et est pressée de s’exécuter. Je m’assois en face d’elle sur le canapé sans dossier. Elle débite son discours de son ton aigu auquel j’ai décidément du mal à m’habituer: «Voilà, il faudrait en France la même chose que chez nous. Il vous faudrait le même que le Donald pour donner un grand coup de balai. Cela fait des mois qu’on y pense. On a cherché en France parmi les grands patrons qui pourraient tenir le rôle qu’a tenu le Donald. Mais on n’en a pas trouvé

Je m’apprête a lui asséner des banalités sur le rapport différent que nous entretenons en France avec l’argent, les patrons, le capitalisme, mais aussi la politique, la littérature, lorsqu’elle me coupe de sa voix stridente: «Cela fait des mois qu’on a étudié la situation en France. On a bien vu les différences avec l’Amérique. On a tout compris. Le Trump français, c’est vous

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