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Joe Biden a annoncé mardi que les États-Unis sont « prêts à conduire [lead] le monde ».

On peut, me semble-t-il, classer cette affirmation dans la catégorie ambiguë des promesses-menaces.

Le chemin qu’il a choisi – et c’est, sans doute par là qu’il veut nous mener – est celui de la globalisation, celui du monde ouvert cher à son ami George Soros, celui d’un monde-marché dans lequel les États, les nations doivent s’estomper jusqu’à la disparition. Un magma indifférencié.

Il trouvera, sur ce même chemin, la Chine de Xi Jinping, qui forme un projet identique – avec, en prime, le vœu clairement exprimé d’étendre au monde entier son système communiste qu’elle considère comme seul viable.

Que sortira de cette rencontre ? L’administration Biden fera-t-elle le poids devant le rival-partenaire chinois ? On peut en douter.

Avec une stupide obstination, le monde occidental a transformé la Chine en puissance économique indispensable. Les États-Unis, eux, ne le sont plus. Pis : ils dépendent grandement de la production chinoise dans toutes sortes de domaines. Alors, dans ces conditions, prétendre conduire le monde tient plutôt d’une forme très stérile de grandiloquence péri-électorale.

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