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En début de semaine, le Conseil d’État a suspendu l’usage de drones par la préfecture de police de Paris lors des manifestations, considérant qu’il portait atteinte aux libertés individuelles.

Dans l’espoir de contourner l’interdiction décidée en mai par le Conseil d’État, la préfecture de police avait équipé ses appareils de dispositifs de floutage par intelligence artificielle afin de tenter de rendre impossible l’identification des personnes filmées.

“Si ce dispositif permet de ne renvoyer à la direction opérationnelle que des images ayant fait l’objet d’un floutage, il ne constitue que l’une des opérations d’un traitement d’ensemble des données”, a fait remarquer le Conseil d’État.

“Dès lors que les images collectées par les appareils sont susceptibles de comporter des données identifiantes, la circonstance que seules les données traitées par le logiciel de floutage parviennent au centre de commandement n’est pas de nature à modifier la nature des données faisant l’objet du traitement, qui doivent être regardées comme des données à caractère personnel”, ajoute-t-il.

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