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J’ai fait mon travail : j’ai regardé le deuxième “marathon” d’Emmanuel Macron, cette fois-ci dans le Lot. J’avais eu l’impression dans l’Eure qu’il prenait du plaisir ; je confirme ! Mais au-delà de l’exercice de super-héros de l’ENA, dans lequel il excelle, il est évident que la séquence a pris un nouveau tour qui n’était pas au menu d’origine.

J’ai entendu des commentateurs dire qu’Emmanuel Macron était entré en campagne pour les élections européennes. Je ne suis pas d’accord. Pour moi, il est clairement en pré-campagne présidentielle !

Le Président envoie des signes clairs à ses électeurs, mais en même temps aux électeurs LR. Il tente de démontrer qu’il est dans la droite ligne du libéralisme économique tel qu’on le connaît depuis Reagan et Thatcher, toutefois mâtiné de socialo-conscience à la française parce que ça achète (ou ça achetait jusqu’à il y a peu…) la paix civile.

Emmanuel Macron voit la crise des Gilets jaunes comme un défi personnel, dont il est persuadé qu’il sortira grand vainqueur par la simple puissance de son cerveau.

Ce qui est certain, c’est que puisque la seule réellement rude opposition au président est chaque samedi dans la rue, il ne reste plus personne pour s’opposer à lui sur le terrain politique habituel. Il est donc en campagne, préparant sa réélection, sans aucun opposant à l’horizon.