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Vous avez noté l’accélération dans l’utilisation du mot « république » depuis la décapitation de Samuel Paty ? « Ils en veulent à la république », « Les valeurs de la république », « Expliquer la république », « Défendre la république », etc. Ils n’ont que ce mot-ci à la bouche, et ils en bavent.

Comment leur dire ? La république, moi, je n’en ai rien à carrer.

Moi, mon truc, c’est la France.

Je ne suis pas né « républicain » – Dieu m’en garde ! – mais FRANÇAIS ! Si je dois un jour me battre, ce sera pour la France, née en 496, et pas pour leur république de petite vertu.

Et puis, que croyez-vous enseigner aux hordes barbares sur le thème républicain ? Avez-vous oublié par hasard que l’Iran elle-même est actuellement une république ? Islamique, certes, mais république quand même ! Est-ce le modèle que vous nous préparez ?

Et que sont ces valeurs ? Considérez-vous comme « valeur » l’exhibition anale d’un Mahomet ou d’un Benoît XVI mal tracés au feutre et dont le seul objectif est de choquer ? Est-ce cela, la République ? Est-ce l’étendue du projet national depuis 200 ans ? Montrer des culs ?

La république est maçonne, c’est entendu. Et ainsi, elle se positionne définitivement dans le camps des anti-religieux compulsifs. Se réjouir qu’elle se moque de l’islam aujourd’hui, c’est oublier qu’elle s’est construite en détruisant le catholicisme. Cette république qui ne fait que déconstruire, n’aura rien créé de beau en deux siècles, rien bâti d’admirable, rien inventé qui élève l’âme. Cette république, jamais je ne me battrai pour elle.

En revanche, la France, cette nation si belle, faite de nous tous qui l’aimons, qui la chérissons, qui pleurons depuis 200 ans qu’elle est soumise au vulgaire, à l’assassin, et récemment au Sarrasin, alors, là, oui, cette France, je lui donnerai mes bras, mon sang, ma vie.

Ils ont du mal à prononcer le beau mot de France. Il sent trop le fromage et le jambon. Il résonne des clairons de nos chasses dont l’écho envahit La galerie des glaces. Il n’est pas leur, puisqu’il date d’avant eux.

Sur un forum de discussion récemment, deux phrases m’ont fait bondir. L’une, d’un Français qui expliquait aux étrangers que « France » n’était pas le véritable nom du pays, juste un surnom, le véritable nom étant « République française ». Une autre, d’un républicain, qui se permettait de distinguer la France (post-révolutionnaire) de la « proto-France », pré-révolutionnaire. Il y a décidément des baffes qui se perdent.

J’aime nos trois couleurs, j’aime notre drapeau, justement parce que c’est notre drapeau. C’est sous lui que sont morts tant de nos aïeux. S’il fut le drapeau d’une république, il est bien désormais le drapeau de la France ! Le sang l’a baptisé.

La France, pour nos élites actuelles, c’est grosso-modo le nom du territoire. Un terroir peuplé de beaufs habillés en jaune. Et puis, il y a la république, leur déesse.

Souffrez que je ne partage pas cette vision.

Ce n’est pas la gueuse qui détournera mon coeur de la France de toujours.

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