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L’AED a publié un rapport intitulé “La vie après l’Etat islamique : nouveaux défis pour le christianisme en Irak”, qui compile les résultats d’une série d’enquêtes menées sur une période d’un an. L’étude de 80 pages (en anglais) présente les défis actuels auxquels sont confrontés les chrétiens irakiens, qui sont retournés dans leur ville d‘origine après la prise de la plaine de Ninive par l’État islamique, durant l’été 2014.

Le rapport avertit que si la communauté internationale ne prend pas de mesures immédiates, l’émigration forcée pourrait réduire la population chrétienne de la région au cinquième de sa situation d’avant 2014. Cela ferait passer la communauté chrétienne de la catégorie des “vulnérables” à la catégorie critique des “menacés d’extinction”. Avant 2003, les chrétiens étaient 1.5 million et ils seraient maintenant autour de 150 000.

Selon le rapport, 100% des chrétiens vivant dans la région éprouvent un manque de sécurité et 87% d’entre eux indiquent même qu’ils le ressentent « beaucoup » ou « considérablement ». Les enquêtes montrent que l’activité violente des milices locales et la possibilité d’un retour de l’État Islamique apparaissent comme les principales raisons de cette crainte. 69% indiquent que c’est la première cause d’une éventuelle migration forcée.

“Le rapport n’est pas pessimiste, mais c’est un avertissement clair car sans action politique concertée et immédiate, la présence de chrétiens dans la région de la plaine de Ninive et ses environs sera éliminée”, assure le père Andrzej Halemba.

Les dernières enquêtes de l’AED inquiètent la fondation car elles révèlent que même si les chrétiens irakiens ont désormais un toit, la peur et l’insécurité continuent à régner dans la région. “Les perspectives sont inévitablement sombres parce que les chrétiens ont le sentiment d’avoir atteint un tournant en termes de viabilité de leur présence dans la région”, déclare le père Halemba.

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