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Selon nos confrères de FranceInfo, le parquet national financier (PNF) a demandé cette semaine un procès devant le tribunal correctionnel de Paris contre l’ancien président de la République, dans l’affaire d’un hypothétique financement libyen de sa campagne victorieuse de 2007.

Le PNF demande que Nicolas Sarkozy soit jugé pour corruption passive, financement illégal de campagne électorale, recel de fonds publics libyens et association de malfaiteurs, des qualifications pour lesquelles il avait été mis en examen. L’ex-président de la République a toujours nié les faits dont il est soupçonné.

Le PNF demande aussi à ce que soient jugés les anciens ministres de Nicolas Sarkozy, Claude Guéant et Brice Hortefeux, ainsi qu’Eric Woerth, mais aussi Ziad Takiedine, l’ancien haut fonctionnaire Thierry Gaubert et le supposé intermédiaire Alexandre Djouhri.

Pour Brice Hortefeux, toujours selon FranceInfo, le PNF souhaite qu’il soit jugé pour “association de malfaiteurs en vue de commettre une infraction punie de 10 ans d’emprisonnement et complicité de financement de campagne électorale”. Quant à Eric Woerth, le PNF veut pour lui un procès pour “complicité de financement illégal de campagne électorale“.

En ce qui concerne Claude Guéant, les chefs de réquisition de renvoi sont plus nombreux : “Usage de faux, blanchiment de fraude fiscale en bande organisée, trafic d’influence passif, blanchiment de corruption passive, complicité de financement illégal de campagne électorale, recel de corruption passive et associations de malfaiteurs en vue de commettre une infraction punie de 10 ans d’emprisonnement”.

Ce réquisitoire définitif intervient au terme de dix ans d’enquête, commencée notamment à l’aide d’un document publié par le site Mediapart en 2012. Une note manuscrite – en arabe – fut alors attribuée au chef des renseignements extérieurs libyens. Elle laissait entendre qu’en 2006, le régime de Mouammar Kadhafi avait donné son accord pour financer la campagne de Nicolas Sarkozy à hauteur de 50 millions d’euros.

Les investigations ont mené les magistrats en Libye, en Arabie Saoudite, en Suisse, en Malaisie… 

L’ancien chef de l’État a contesté sa mise en examen, mais fin 2021, la Cour de cassation a balayé le dernier recours procédural déposé par Nicolas Sarkozy et ses proches.

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