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C’est sans doute avec stupeur que les étudiants de Sciences Po Paris ont pu constater aujourd’hui que parmi la liste des initiatives étudiantes figurait Génération Z, le mouvement de jeunesse soutenant la candidature d’Éric Zemmour

Alors que Sciences Po est souvent considérée comme un temple du progressisme et de la bien-pensance, quelques étudiants de l’établissement parisien ont provoqué une véritable surprise en inscrivant le mouvement pro-Zemmour sur la liste des initiatives étudiantes, qui font chaque année l’objet d’une sélection par vote. 

La réaction a été rapide : le syndicat étudiant NOVA Sciences Po a promptement condamné l’initiative, affirmant réitérer « son engagement en faveur du pluralisme et du débat d’idées », tout en enjoignant les étudiants à « se mobiliser démocratiquement contre la reconnaissance de cette initiative ». Il y a donc un vrai paradoxe de la liberté d’expression à Sciences Po : la promotion du pluralisme passe par la réduction au silence des idées qui sortent du moule idéologique de l’école. 

Saluons au passage le courage des étudiants et étudiantes qui portent l’initiative dans cet environnement qui leur est hostile. Cela est déjà visible dans la liste des initiatives étudiantes : Génération Z apparaît parmi d’autres initiatives telles que le Cercle Marxiste de Sciences Po, EELV Sciences Po, La Primaire Populaire, et autres associations néo-féministes.

Les étudiants derrière ce projet nous ont expliqué leurs raisons :

« Nous avons lancé Génération Z pour faire en sorte que toutes les opinions aient voix au chapitre à Sciences Po, cœur vibrant de la parole démocratique et de la liberté d’expression. Nous avons déjà reçu plusieurs messages visant à faire pression afin que nous renoncions à notre initiative mais aussi des messages agressifs et haineux. Heureusement, nous avons également reçu, en parallèle, des messages encourageants et d’amitié. »

Si les plus pragmatiques compareront cette tentative de promouvoir la pensée d’Éric Zemmour à Sciences Po aux charges de Don Quichotte contre les moulins à vent, il faut voir la partie pleine du verre : cela prouve que même les écoles les plus progressistes ne sont pas totalement acquises au culte du Progrès. 

Éric Zemmour a lui-même fréquenté les bancs de Sciences Po, d’où il sort diplômé en 1979. C’est aujourd’hui la jeunesse qui reprend le flambeau pour porter les idées du polémiste au cœur de la fabrique des élites. 

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