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Nos confrères du Parisien ont décortiqué la réforme de du mode d’admission de Sciences Po.

« Ce sera plus simple de candidater », nous annonce son directeur, Frédéric Mion, qui espère faire bondir d’un tiers le nombre des postulants en première année, et ratisser davantage de jeunes issus de zones rurales et périphériques de province.

« Nous avons remarqué que les écrits se bornent à confirmer actuellement ce que le dossier scolaire des élèves permet déjà de mesurer, constate Frédéric Mion. Ils sont devenus un peu superflus. »

Sciences-Po recrutera désormais sur dossier, en prenant en compte les résultats de l’élève depuis la Seconde, et quatre à cinq notes issues des épreuves anticipées du bac version 2021. L’examen, dont la réforme est à l’œuvre, se déroulera en effet sur les deux dernières années du lycée, et permettra donc aux facultés et grandes écoles de s’adosser à lui pour sélectionner leurs candidats.

(…) Autre changement, et de taille : le concours parallèle, créé il y a 18 ans pour promouvoir les élèves de certains lycées de banlieue, va disparaître. Une manière pour l’école d’acter que le système était arrivé, ces dernières années, à sa limite. De plus en plus de jeunes issus de milieux plus favorisés s’inscrivaient dans les lycées estampillés « Sciences-Po » avec l’espoir d’intégrer la prestigieuse école parisienne. Ce phénomène, qui a l’avantage d’avoir apporté de la mixité dans des établissements qui en avaient besoin, a aussi entraîné… une chute du nombre de boursiers parmi les admis du concours parallèle.

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