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Bon, c’est un fait, c’est entendu, cher lecteur, j’ai bien lu tes commentaires sur Facebook et j’ai bien compris : l’Église catholique, la foi, le Christ et la résurrection, tout ça, ça n’est pas ta tasse de thé. Les seules fois où tu cites les mots “cathos” ou “église”, en général, c’est pour t’en gausser. Bon, très bien, c’est ton choix. Mais il faut quand même que je te raconte deux, trois trucs.

D’abord, pendant que toi, avec tes amis, sur les réseaux sociaux, tu rivalises de blaguounettes sur l’Église de tes ancêtres, pendant ce temps là, parce que les âmes ont horreur du vide, des zélateurs d’une autre foi prennent peu à peu la place que tu as laissée. J’ai cru comprendre que ça ne te plaisait pas trop. Pourtant, pardon de te rappeler une évidence : personne ne pourrait importer une religion si tu avais tenu ta place chaque dimanche matin. Personne ne pourrait “convertir” tes enfants si tu les avaient proprement éduqués.

Ensuite, il faut que je te dise ce qui se passe en ce moment-même dans les églises qui ornent l’hexagone. Tu dois te souvenir de ce qui s’est passé à Notre-Dame de Paris, avec le résultat qu’on connaît : la cathédrale du diocèse de Paris a failli disparaître. On ne saura jamais qui a allumé ce feu, mais il y a peu de probabilité pour que ce soit un pigeon parisien. L’éléphant au milieu de la pièce, l’évidence que tout le monde fait semblant de ne pas voir, c’est qu’il s’agit forcément d’un acte volontaire. Et depuis, ça ne fait que s’accélérer. Chaque jour, une église est “visitée”, un tabernacle est profané, des statues sont décapitées, jetées au sol, des troncs éventrés.

Ce dimanche après-midi, trois drapeaux, algérien, marocain et tunisien, ont été brièvement hissés sur le toit de l’église Saint-Jean-Baptiste, à Albi, dans le Tarn. Le curé, le pauvre, a porté plainte.

À Saint-Dié des Vosges, l’abbé Meyer est obligé de faire la police.

«Mais même quand on les prend la main dans le sac, ils n’ont pas peur. Ça pourrait presque devenir violent.», explique-t-il. “Ils” ? Ben, des jeunes… On n’en saura pas plus…

Et c’est comme ça depuis des années. Ça a commencé par de petites églises de campagne ; c’est maintenant arrivé aux cathédrales.

Je ne vais pas t’embêter plus longtemps. C’est déjà bien que tu aies lu jusqu’ici.

Une dernière chose : dimanche matin, lorsque tu feras la grass’mat’, peut-être auras-tu une pensée pour cette grande bâtisse un peu vieillotte, ton église de quartier. Alors même que tu traîneras au lit, d’autres continueront de planifier sa destruction. Si ça ne fait ni chaud ni froid, alors, Amen. Mais si ça t’ennuie un peu, ne serait-ce qu’un tout petit peu , il n’est pas trop tard pour te documenter – pour de bon, pas sur Wikipedia – sur la foi de tes ancêtres. Qui sait ? Peut-être découvriras-tu un trésor ?

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