Frederic Legrand - COMEO / Shutterstock
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Ce sont nos confères de Marianne qui ont découvert le pot-aux-roses.

Il y a trois ans, Paolo Vannucci, professeur d’ingénierie mécanique à l’université de Versailles, a effectué une recherche sur les risques d’attentat et la sécurité de la cathédrale Notre-Dame de Paris dans laquelle il évoquait aussi les risques d’incendie en raison du manque de dispositifs de sécurité.

Ariel F. Dumont, Marianne

D’après l’hebdomadaire, le rapport du Professeur Vannucci avait été financé par le CNRS, dans le cadre d’une recherche sur de possibles attentats. Considérant que la cathédrale de Paris était “la deuxième église au niveau mondial après Saint-Pierre”, les chercheurs l’avaient considérée comme une véritable cible pour des terroristes et avaient choisi d’en faire l’objet de leur étude.

Ce qu’ils découvrent est effarant :

En cas d’attaque, le risque d’un embrasement de la toiture existait et [il] fallait absolument la protéger et installer un système d’extinction. En vérité, il n’y avait pratiquement aucun système anti-incendie, notamment dans les combles où il n’y avait aucun système électrique pour éviter les risques de court-circuit et d’étincelle. J’imagine qu’on avait installé quelque chose de provisoire dans le cadre des travaux de réfection, mais je n’en suis pas sûr. Au niveau de la charpente, lorsque nous avons fait notre recherche, il n’y avait aucune protection. Seulement un point d’eau dans la petite cour située entre les deux tours, donc à l’extérieur de la charpente. Nous avions donc alerté le CNRS sur les risques d’incendie.

Mais c’est la suite qui est la plus terrible :

Finalement, notre rapport a été classé « confidentiel défense ». Le gouvernement Valls a estimé que rien ne devait filtrer des résultats de notre recherche, considérée comme« sensible » compte tenu des données que nous avions insérées dans ce rapport.

La peur que cette recherche, publiée, puisse inspirer des terroristes, est légitime. Mais que le résultat du classement “confidentiel défense” soit que l’on décide… de ne rien faire (!) est un manquement grave au principe de précaution, s’agissant d’un lieu public, patrimonial et classé. Il semble que tout reste à découvrir concernant les conséquences désastreuses des actions (ou inactions) gouvernementales durant le quinquennat de sinistre mémoire de François Hollande.

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