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Dans son discours qu’il a voulu républicain et qui n’était que larmoyant, le président Macron a invité les Français que nous sommes à plus de vigilance envers le poison de l’islam radical. Pardon ?

De qui vous moquez-vous, Monsieur le Président ?

Nous, citoyens, Monsieur le Président, nous n’avons pas failli.

Nous, citoyens, Monsieur le Président, nous alertons depuis des décennies sur l’islamisation de la société, strate après strate, ville après ville, quartier par quartier, école par école, club de sport par club de sport…

Nous, citoyens, Monsieur le Président, nous avons expliqué à temps et à contretemps, écrit des milliers de lignes, d’éditoriaux, de blogs, d’articles, avec constance et précision, sans ce fameux amalgame, en toute droiture.

Nous avons dénoncé les arrangements avec la laïcité, nous avons raconté les violations des lois, nous avons relaté les refus de servir les femmes, nous avons témoigné de l’entrisme de l’entre-soi, nous avons montré du doigt tous les petits abandons de territoire qui se cumulent pour devenir des parts gigantesques de France en complète sécession.

Nous, citoyens, Monsieur le Président, n’avons pas failli, pendant que vous et les vôtres imaginiez “un islam de France”, dont nos amis musulmans nous disent que toutes les instances sont dévorées par les lions de l’islamisme.

Nous, citoyens, Monsieur le Président, ne sommes pas entrés en révolte lorsque vous et les vôtres avez abandonné des pans entiers de la laïcité, croyant acheter la paix civile – et quelques voix au passage – en vous acoquinant avec les fous de la charia.

Nous, citoyens, Monsieur le Président, avons écouté nos amis et voisins musulmans qui avaient souffert de l’islamisme par le sang dans leurs pays d’origine nous dire, les larmes aux yeux : “Mais enfin, vos hommes politiques, ne comprennent-ils pas, ne voient-ils pas ?”

Non, précisément, Monsieur le Président, vous et les vôtres ne compreniez rien. Et, force est de constater que, même après 2015 et la suite, vous ne voyez toujours absolument rien. Mais maintenant, en sus de ne rien comprendre, regardant hébété le sang des citoyens couler, les services publics se gangréner, la sécurité nationale devenir un doux souvenir, en sus de tous ces crimes, vous vous moquez maintenant de nous, en nous demandant d’être vigilants !

Monsieur le Président, vous et les vôtres avez failli.

Vous l’ignorez, mais vous faites déjà face au Tribunal de l’Histoire, qui vous jugera tel un Romulus Augustule, pitoyable et démissionnaire dernier avatar des empereurs romains.

Et nous, peuple de France, comme nous l’avons toujours fait depuis un beau soir de Noël 496, nous prendrons nos responsabilités et réparerons, inlassablement, cette France qui, décidément, malgré vos coups de boutoir, ne se décide pas à mourir.

Peut-être est-elle bien éternelle, après tout…

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