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L’actualité nous joue parfois des tours.

Entre une manifestation parisienne dans laquelle on fit scander comme cri de rassemblement « Allah Akbar ! » et une journée fériée pendant laquelle chaque village célèbrera le souvenir de nos morts au front autour de La Marseillaise, il n’y a que quelques heures. Deux mouvements de population. Les femmes de dimanche portaient le voile islamique, celles de lundi arborent le Bleuet de France.

J’ai écouté depuis quelques semaines toutes les émissions qui évoquaient la perspective de listes communautaristes – entendez musulmanes – aux élections des prochaines années. Et tous les commentateurs plus ou moins éclairés de déclarer péremptoirement : « Il faudra interdire ça ! » Vraiment ? Et comment comptez-vous procéder ? Qu’est-ce qui différencie sur la forme une liste communautarisme d’une liste qui ne l’est pas ? Une liste constituée par affinités maçonniques, par exemple, relève-t-elle du communautarisme ? Une liste de Versaillais qui s’habillent chez Acanthe et fréquentent la même paroisse, commet-elle le péché de communautarisme ? Et une liste musulmane qui ne voudrait pas se déclarer telle, comment l’interdit-on, et sous quel prétexte ?

Soyons clairs, et l’exemple d’autres pays en Europe nous aide à ne pas nous voiler la face : nous n’interdirons rien du tout. Tout se jouera désormais au travers des poids démographiques. Dans certaines agglomérations, le vote massif pour des candidats qui afficheront leur credo musulman les portera au cœur de nos institutions. Dans d’autres horizons géographiques, ils n’auront aucun chance de récolter des voix. Bref, un mot simple pour dire une chose affreuse : la partition.

Une population a crié « Allah Akbar » dans les rues de Paris dimanche. Une population chantera lundi la Marseillaise autour du drapeau et des anciens combattants. Qu’ont-elles en commun ? C’est de la réponse à cette question que dépend la cohésion nationale, dont nous avons un urgent besoin.

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