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Le capitalisme se nourrit de fusions-acquisitions. Parfois, une telle opération cache en réalité un démantèlement dont l’objectif est de récupérer les bénéfices d’une revente partielle de l’entreprise ou d’accaparer une technologie. Souvenez-vous de AlstomLafarge-Holcim et Essilor-Luxoticca, pour ne citer que les plus récents.

Or, l’État vient d’accepter l’OPA du fonds américain Searchlight sur un véritable fleuron de l’industrie française : l’équipementier aéronautique Latécoère. En avril dernier, ce fonds d’investissement avait déjà acquis 26% de l’entreprise aéronautique, fournisseur de rang 1 des principaux donneurs d’ordres du secteur, à commencer par son principal client Airbus.

C’est une page sinistre qui se tourne dans la longue histoire de Latécoère, entreprise historique du secteur aéronautique installée depuis maintenant plus d’un siècle à Toulouse. L’équipementier, spécialisé dans les aérostructures (portes d’avion, fuselages, etc.) et les équipements et systèmes d’interconnexion (panneaux de cockpit, meubles avioniques, bancs de test, systèmes de divertissement en vol, etc.), est désormais contrôlé par Searchlight, un fonds établi à Toronto, New York et Londres, qui détient 62,76% du capital de Latécoère et « au moins 61,99% » des droits de vote.

Dans la note d’information (document obligatoire lors d’une opa) du conseil d’administration de Latécoère, Searchlight stipule qu’il n’a aucune intention de modifier la stratégie d’emplois et d’ancrage sur le territoire toulousain. Un petit peu comme Mittal en son temps…

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