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Pourtant, Sibeth Ndiaye l’a bien martelé : “Je ne veux pas qu’on commence à dire que, parce que ce sont des banlieues, (…) les gens ne respectent pas les règles”. Mais la réalité, têtue, n’a que faire des interdits du porte-parole du gouvernement.

“Les gens ici font attention, comme tout le monde ils ont peur”, assurent Mohamed et Abdel, tous les deux 40 ans et ouvriers dans le bâtiment au Val-Fourré. Mais “quand vous avez trois ou quatre ados à la maison, c’est dur de les obliger à rester enfermés toute la journée”, observe Mohamed.

Comme dans ce quartier sensible de Mantes-la-Jolie (Yvelines), ils sont nombreux à tenter de vivre confinés entre les murs d’appartements exigus, parfois dans des immeubles dégradés. Interrogé par Le Figaro, Bruno Bonnell, député LaREM du Rhône, juge que ces “conditions de vie sont proches des conditions carcérales”.

Avec les “éducateurs sociaux confinés”, les “gamins sont livrés à eux-mêmes”, s’inquiète Mohamed Tria, président du club de foot d’Aulnay-sous-Bois, en Seine-Saint-Denis.

“Ils vivent tout le temps dehors, alors chez eux ils doivent trouver le temps long et la nuit est un défouloir.”

Le confinement est aussi source de tensions car il met à mal le trafic de stupéfiants, estime le président du club de foot d’Aulnay.

“Macron n’a pas garanti la vente de shit, les revenus chutent et il n’y a pas de chômage partiel dans ce secteur… Or beaucoup de gens en vivent.”

Cette semaine, des “jeunes” de sa commune ont incendié poubelles et véhicules, avant de jeter des pierres sur les pompiers et les forces de l’ordre. 

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