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A l’échelle de la population active française, le nombre de participants au “grand débat”, que ce soit en ligne sur le site web officiel ou bien dans les rencontres in vivo, frise le ridicule. En gros, pour faire court : personne.

Ce “grand débat” n’aura eu de “grand” que le nom. Et de plus en plus de voix s’élèvent pour dire que même le mot “débat” est usurpé, puisque pour débattre, il faut être plusieurs.

Le Président Macron est une parfaite illustration de la nature qui revient au galop. Si pendant les deux premières rencontres avec des maires, il a pu donner l’impression d’écouter, les dernières éditions de son one-man-show ont de plus en plus ressemblé à une distributions de bons points et de corrections de la part d’un maître d’école du siècle précédent. C’est, de l’aveu même des édiles qui y participent, de plus en plus humiliant et ça frise l’insupportable.

Et pourtant. Pourtant, malgré l’évidence de l’escroquerie intellectuelle que constitue ce “grand débat”, la population française sondée commence a aussi exprimer sa fatigue des fameux “actes” jaunes hebdomadaires. Passer le week-end avec les très professionnels Thierry Fréret et Sophia Rousseau qui comptent les rétines éclatées et les doigts arrachés, ça a eu son charme, mais ça devient un chouïa répétitif.

Ce que tout le monde attend maintenant, mais que redoute le pouvoir plus que tout, c’est la sortie du “Grand Débat”. Les conclusions. Les leçons tirées. Et la mesure de la déception populaire.

Viendra alors la question majeure qui déterminera la suite : le peuple des régions rentrera-t-il sagement dans ses pénates ou passera-t-il à une phase 2 plus terrible encore de l’affrontement avec le pouvoir en place ?

La révolution française commença le 7 juin 1788 à Grenoble. Il fallut un an et dix jours pour que le Tiers-Etat se proclame Assemblée nationale. Et encore un mois avant la prise de la Bastille. Puis encore un peu moins de trois mois avant que le peuple ne force Louis XVI à quitter Versailles. Les Gilets jaunes n’en sont qu’à leur troisième mois. Ils ont tout leur temps.


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Julien Michel