Entretien avec l’aîné des Bourbons sur CNEWS

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Votre tribune dans les colonnes du JDD a été énormément relayée et c’est pour ça que je tenais aussi à vous avoir ce soir. Elle a été relayée par les Français, par les internautes. Elle a été reprise par d’autres médias, d’autres grands médias français qui en ont fait l’écho. Qu’est-ce que cela révèle pour vous que votre message, finalement, a eu autant d’écho ?

Le ton de mes discours n’a jamais changé, mais la situation n’a jamais été aussi grave. Les Français ont besoin d’espérance. Cette tribune a fait réfléchir autrement et je m’en réjouis.

Est-ce que, de votre côté, vous pensez vous mettre au service des Français d’une manière ou d’une autre ? Quelles seraient les conditions ? Est-ce que c’est quelque chose, une question qui vous anime, et particulièrement ces derniers temps, quand vous voyez cette instabilité politique en France ?

Ma famille a servi la France depuis des siècles et si la France le demande, je serai à son service. La condition indispensable, c’est que la France veuille le retour de la royauté. Je vois une royauté au-dessus des querelles des partis, pacificatrice, unificatrice et qui défende le bien commun.

En tant qu’aîné de la maison de Bourbon, je ne suis pas dans une position de silence mais de réserve en choisissant les sujets sur lesquels je m’exprime. En ce moment, je vois la France dans une situation de blocage absolu et j’en suis consterné.

Donc en fait, c’est si on vous demande, c’est si les Français vous demandent, finalement, vous répondriez présent. C’est ce que j’entends. Raphaël Stainville souhaitait intervenir.

Oui, Monseigneur, j’ai une question parce que j’imagine que c’est une question qui vous touche profondément. Les partis sont incapables de s’entendre en France, on l’a vu. Pour autant, ils se sont entendus ces derniers jours pour débattre au Sénat d’un texte qui a déjà été voté à l’Assemblée sur ce projet de loi sur la fin de vie, l’euthanasie. Qu’est-ce que ça dit ? Qu’est-ce que ça évoque chez vous et quelle est votre réponse à ce débat ?

Tout d’abord, j’ai toujours pris une parole vis-à-vis de la vie et je suis pour la vie de tout point de vue, aussi bien à la naissance qu’à la fin de nos jours. Et d’un autre côté, bien évidemment, comme je l’ai dit, une figure unificatrice est très importante pour cela.

Oui, moi, j’avais une autre question, Monseigneur. C’est que, est-ce que la République est l’ennemie de la royauté, en quelque sorte ? C’est-à-dire que s’il y a l’effondrement de la Vᵉ République, vous dites : La Vᵉ République est au bord de l’effondrement. Est-ce qu’automatiquement, vous pensez que c’est un atout pour un retour, d’une manière ou d’une autre, de la royauté ?

Comme je vous l’ai dit tout à l’heure, pour qu’il y ait le retour de la royauté, il faut bien que la France veuille le retour de cette royauté. Et la royauté n’est ennemie de personne.

Voilà, vous ne vous affichez pas, ce que vous nous dites, c’est que vous ne profitez pas de la situation, finalement, pour sortir du silence et proposer un projet politique. C’est juste l’inquiétude pour votre pays qui, aujourd’hui, vous a fait sortir de ce silence, si je comprends bien.

Plus que le silence, j’ai toujours pris une parole, mais j’ai pris la parole à certains sujets et je pensais que la situation actuelle dans laquelle se trouvait la France était importante que je prenne aussi la parole à ce moment-là.

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