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Elle l’avait espéré, son Anneau le fait.

Au cœur de cette « Nuit des 1000 Ave » qui s’est achèvée en la Basilique Notre-Dame des Victoires, l’Anneau de Jeanne a en effet rejoint le parcours de la statue de Notre Dame de France partie, en calèche, le 1er juin dernier et qui va poursuivre sa traversée, dans Paris, de Notre Dame des Victoires à la Basilique du Sacré-Cœur de Montmartre.

En la solennité du 15 août, Monseigneur Aupetit a consacré la ville de Paris aux deux saints Cœurs unis de Jésus et de Marie en priant pour la France. Un geste qui contribue à renouveler l’Alliance de notre pays avec la Sagesse éternelle, comme nous y invitait saint Jean Paul II il y a 40 ans :

« France, Fille aînée de l’Église, es-tu fidèle aux promesses de ton baptême ? … Permettez-moi de vous demander : France, Fille de l’Église et éducatrice des peuples, es-tu fidèle, pour le bien de l’homme, à l’Alliance avec la Sagesse Éternelle ? ».

L’Anneau de Jeanne, tellement symbolique de ce lien de la France avec le Ciel, accompagne de sa présence le renouvellement de cette Alliance à travers sa devise « Jhesu Maria ». Devise qui figurait sur son oriflamme et qui reste gravée à jamais sur son Anneau.

Voici l’Homélie de Mgr Michel Aupetit lors de la messe de l’Assomption de la Vierge Marie à la basilique du Sacré-Cœur de Montmartre :

Nous avons la joie immense de fêter l’Assomption de Marie dans ce lieu si magnifique dédié au Sacré-Cœur de Jésus. Comme c’est particulièrement heureux dans cette année jubilaire. Ce cœur de Jésus a tant aimé le monde qu’il a été transpercé laissant couler l’eau et le sang par lesquels nous sommes sauvés en entrant dans l’alliance avec Dieu par le baptême et en nous nourrissant de sa vie.

Marie était là au pied de la croix. Elle a vu ce sang couler. Elle a vu cette eau se répandre. Elle aussi, son cœur a été transpercé d’un glaive de douleur. Imaginez simplement une maman qui voit mourir son fils dans d’abominables souffrances. Aucune mère ne peut vivre cela sans défaillir. Mais en outre, Marie, sait que ce fils est le Fils de Dieu. Quelle douleur de voir son Seigneur ainsi traité, récapitulant en lui tout le mépris des hommes envers Dieu depuis le commencement du monde jusqu’à aujourd’hui où les hommes se prennent pour Dieu en jouant avec la vie et la mort.

Il est important de voir à cette occasion comment saint Luc, le médecin, décrit cette scène de la Visitation que nous venons d’entendre. C’est bien la seule présence de Jésus qui fait advenir l’Esprit Saint et qui permet à Jean-Baptiste, encore dans le ventre de sa mère, d’accomplir sa mission de prophète qui annonce le Messie. En parlant de l’enfant qui tressaille dans le ventre de sa mère, au lieu d’employer les mots grecs connus à l’époque pour désigner l’embryon ou le fœtus, il emploie le même mot prononcé dans la bouche de Jésus quand il dit : « Laissez venir à moi les petits-enfants ».

En ces jours où les hommes se croient autorisés à détruire les embryons humains ou à les manipuler pour d’hasardeuses expériences, il est bon de se rappeler que notre vie, notre vocation, commencent dès le sein de notre maman et que cette vie n’appartient à personne, même pas à celle qui la porte.

Le cœur de Marie est associé à celui de son Fils. Ces deux cœurs sont unis dans la douleur, unis dans l’amour. Car Marie a accueilli l’Esprit Saint en plénitude comme le dit l’ange Gabriel, elle est « pleine de grâce ». Ainsi, bien que parfaitement humaine et seulement humaine, elle réalise le grand commandement de Jésus : « Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés ». Elle a aimé comme Jésus. Son cœur est totalement uni à son Fils par un même amour.

Voilà pourquoi Jésus nous l’a confiée comme Mère : « Voici ta Mère ». « Maman Marie » veille sur nous. Nous savons par son Assomption qu’elle est montée au Ciel avec son corps et son âme et qu’elle est toute entière dans la communion divine.

Elle nous apprend la volonté du Père, elle nous prépare à l’appel de Jésus : « Faites tout ce qu’il vous dira » et nous apprend à accueillir comme elle l’Esprit Saint en plénitude afin qu’il ne rencontre en nous aucun obstacle pour que nous puissions vraiment vivre en communion avec Dieu et dans l’intimité du Seigneur Jésus qui vient demeurer en nous afin que nous puissions dire un jour comme saint Paul : « Ce n’est plus moi qui vit, c’est le Christ qui vit en moi ».

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