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Sur le dernier discours d’Emmanuel Macron, et les mesures prises dans nombre de pays occidentaux à propos de la prétendue « deuxième vague » de Covid-19.

Notons en premier lieu que ce sont les pays occidentaux les plus touchés par le Coronavirus (hormis l’Inde mais dont le nombre de morts est dérisoire compte tenu du nombre d’habitants). En revanche, par contre-coup, la récession créée artificiellement de toute pièce va avoir des conséquences dramatiques pour les pays pauvres, parce que Tartempion Dupont, petit-bourgeois occidental affalé sur son canapé à regarder Cyril Hanouna en mangeant son hamburger et en buvant son Coca, a eu peur d’avoir une grippette. C’est encore pire lorsque cela vient d’un bobo.

En outre, comme je l’ai écrit ailleurs, toutes ces mesures depuis le mois de mars auront contribué à renforcer considérablement des pays qui sont d’ores et déjà nos ennemis, en nous mettant à genoux économiquement.

Paradoxalement, cette prétendue préoccupation pour la vie est une pulsion de mort occidentale équivalente à la Grande Guerre. Elle aura sur l’Occident le même effet désastreux, et comme pour celle-là elle aura été intégralement le résultat de notre irrationalité, de ce désir de mort, ici masqué de manière perverse par une soi-disant volonté de sauver des vies (sic), tout en étant totalement inconscient des conséquences sur le long terme de cette politique de la psychose collective.

Les gouvernants se servent de cette folie collective, qu’ils ont créée, nourrie, instrumentalisée, pour faire advenir une sorte de nouveau paradigme sociétal et anthropologique reposant sur la virtualisation du monde, dont l’objet même est le repli sur la sphère domestique (tout se faisant depuis chez soi, par des clics d’ordinateur), atomisant encore un peu plus des sociétés qui l’étaient déjà, ce qui est l’intérêt de tout pouvoir totalitaire. Nouveau paradigme auquel les peuples occidentaux, et plus singulièrement l’hexagonal, rechignaient jusqu’ici, et qui en ont été convaincus en usant de leurs angoisses de peuples en fin de vie.

Pas de contestation d’ampleur dans un monde hyper-individualisé, Macron ayant, comme tout chef d’État de pays totalitaire là aussi, usé de performativité du langage pour nous dire le contraire du réel, par des phrases littéralement surréelles : “L’heure n’est plus à la liberté individuelle mais à la responsabilité collective” (sic) = dans le réel, l’heure est à l’atomisation individuelle se nourrissant de l’irresponsabilité de tous, des gouvernants vis-à-vis des peuples, et des peuples envers leur destin collectif ; “Une nation de citoyens solidaires, plus résiliente, vient de remplacer un pays d’individus libres” !! (sic), phrase totalement hallucinante = dans le réel, une nation de robots (entendre ici le sens donné par Bernanos à ce terme), d’hébétés, de zombies, d’hologrammes consommateurs, vient de remplacer un pays de citoyens dont la citoyenneté même présuppose le recours à la raison critique.

Faire disparaître tout commun pour sauver la collectivité

Depuis sa campagne électorale en 2017, Macron aura développé, de manière systémique, une vision fondée sur l’oxymore (que l’on fait passer pour une pensée complexe) pour mieux perdre la population dans des méandres abscons permettant à chacun d’entendre ce qu’il a envie d’entendre.

Comme je l’écrivais pour Causeur, le lendemain de l’élection de Macron, ce dernier a, de manière consciente, développé un nihilisme en marche. Il s’agit d’une vision à court-terme de la part de populations (puisque les gens semblent majoritairement d’accord avec ces politiques psychotiques) préparées par l’école et l’université depuis des décennies à être complètement débiles.

Le rôle des gouvernants ne devrait pas être de manipuler les foules en utilisant la bêtise au front de taureau et les psychoses collectives de celles-ci pour servir d’obscurs intérêts et une ingénierie sociale de grande ampleur, mais devrait être d’éclairer lesdites foules pour les amener à prendre conscience de leurs errements. C’était cela le projet des Lumières, et non cet obscurantisme digne des superstitions du XVIIe siècle, qui coïncide – mais ce n’est pas une coïncidence précisément – avec l’arrivée en Occident de populations du tiers-monde aliénées par leur religion de la mort et du nihilisme, l’islam(isme), vivant depuis 1400 ans dans l’obscurité, dans la Caverne.

Il s’agit d’un tout cohérent, systémique : les deux aliénations se répondent, congruent ensemble, avec en point de convergence l’aliénation moderne par le travail et l’hyper-consommation (qui ne va pas s’arrêter : on s’endettera, on multipliera les transferts de capitaux dans de gigantesques flux et reflux du Marché globalisé), alliée à celle du retour en force des fanatismes d’ordre religieux (j’y inclus les obsessions identitaires diverses et variées de “communautés” tribales).

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