On croyait avoir tout vu dans cette interminable saga. Et pourtant, chaque nouvelle fournée de documents déclassifiés réserve son petit moment de théâtre. Cette fois, ce n’est pas un financier obscur ou une starlette en mal de lumière qui surgit des archives du prédateur américain, mais une figure bien connue de la scène culturelle et politique française : Jack Lang !
Une correspondance qui fait lever un sourcil
L’intéressé écrit à « Cher Jerffrey » – avec une orthographe hésitante mais un enthousiasme certain. On y parle cinéma, projets artistiques et même analyses politiques, le tout dans une ambiance chaleureuse où chacun semble ravi du génie de l’autre. L’échange ne dit rien de pénalement répréhensible, mais révèle une familiarité dont on s’étonne, surtout lorsque l’on connaît les condamnations du milliardaire et le parfum de scandale qui l’accompagnait déjà à l’époque.
Le monde culturel aime décidément les zones grises
On découvre au passage que le documentaire autobiographique d’un de nos maîtres de l’audiovisuel socialiste aurait reçu une aide financière du même Epstein. Le projet a finalement été abandonné, certes, mais l’idée seule laisse songeur : d’un côté, un ancien ministre de la Culture ; de l’autre, un délinquant sexuel notoire. Une alliance artistique pour le moins… déconcertante.
Toujours aucune mise en cause, mais des questions qui planent
Personne ne parle de poursuites. Personne ne suggère d’infraction. Mais dans un pays où l’on sermonne volontiers le quidam sur ses fréquentations, voir surgir un tel échange au détour d’un dossier américain a de quoi étonner. Ou plutôt, à force, plus grand-chose n’étonne. On finit même par y reconnaître une constante : les réseaux, les amitiés transatlantiques, les mondanités se croisent dans une galaxie où la morale varie selon la convenance du moment.
Un parfum de déjà-vu
Il serait difficile de s’en empêcher : à chaque fois que les archives Epstein dévoilent un nouveau nom, le même rituel recommence. Démentis, précisions, indignations, et derrière tout cela, un simple constat : les puissants gravitent souvent autour des mêmes cercles, et ces cercles, eux, n’ont jamais brillé par leur transparence.
Cette fois encore, rien d’illégal ; juste un malaise
Le public, lui, ne lit pas un acte d’accusation. Il observe un paysage. Et ce paysage devient décidément familier : celui d’un monde où les responsabilités s’envolent, où les fréquentations embarrassantes s’effacent, et où réapparaissent seulement, au fil des publications, des courriels qui racontent tout autre chose que ce que l’on aimerait entendre.