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La première urgence est de préserver les installations industrielles présentes en France“, estime Didier Véron, délégué général du G5 santé. Les tensions d’approvisionnement des médicaments se sont aggravées ces dernières années, et cela même hors contexte d’épidémie. Les causes sont multiples, avec notamment une production en flux tendu et la concentration de la production des principes actifs – les composés nécessaires à la fabrication du médicament -, en Inde et en Chine. Ce pays produit à lui seul 40% des principes actifs, a rappelé en début de semaine le ministre de l’Economie Bruno Le Maire.

Les industriels réclament une politique « qui s’inscrive dans le temps, adaptée au cycle long de découverte et de production des médicaments« , et non ajustée à chaque nouveau budget de la sécurité sociale.

Toutefois, « au niveau de l’Europe, cela fait dix ans qu’on n’arrive pas à trouver de solution. Pour que la filière chimie revienne, il faut des incitations. Et cela prendra du temps« , avertit-elle: « peut-être que la crise de coronavirus aura cet aspect positif-là. Il fallait une crise sanitaire pour déclencher un électrochoc« . « Le contexte de crise actuelle ne fait que révéler de façon bruyante la fragilité sanitaire que l’on a identifiée depuis un certain temps« , estime également Denis Delval, le PDG du groupe pharmaceutique français LFB, membre du G5 Santé.

Le G5 santé est un cercle de réflexion, qui rassemble les principales entreprises françaises de la santé et des sciences du vivant. BioMérieux, Guerbet, Ipsen, LFB, Pierre Fabre, Sanofi, Servier et Théa sont des entreprises qui ont choisi la France comme plateforme de développement international et ont fait de l’effort de recherche une priorité. A l’échelle mondiale, le G5 santé est un acteur de poids réalisant un chiffre d’affaires de plus de 47 milliards d’euros et investissant près de 8 milliards d’euros en R&D.

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