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La vidéo a commencé à tourner sur les réseaux sociaux dès hier soir.

On y voit des lycéens agenouillés, les mains sur la tête, dans une position qui rappelle furieusement celle des victimes de l’Etat islamique, filmées ainsi quelques minutes avant d’être assassinés.

Si les amoureux de l’ordre la trouveront rassurante, il est à craindre que la majorité des Gilets Jaunes n’y voient qu’une provocation de plus du gouvernement.

Dans un monde qui ne serait pas soumis autant que le nôtre à la dictature de l’image, cette vidéo passerait pour ce qu’elle est en réalité : une simple opération de police, plutôt bien menée, qui a permis d’arrêter des lycéens casseurs qui souhaitaient en découdre. 

Mais dans notre démocratie 2.0, où tout est affaire d’indignations obligatoires pré-mâchées, ces images sont catastrophiques. Elles accréditent l’idée d’un gouvernement autoritaire, un État quasi policier, qui met au sol et humilie ses propres citoyens.

Car oui, il faut le dire, c’est encore et toujours l’humiliation qui sera retenue par le peuple à la vue de ses images. Souvenons-nous qu’en France, il est interdit de montrer le visage d’une personne menottée. Alors comment peut-on tolérer de voir des mineurs agenouillés, les mains sur la tête, sous contrôle de policiers lourdement armés ?

Il suffit de se promener sur les forums utilisés par les Gilets Jaunes pour constater l’effet dévastateur de la publication de ces images. Certains réagissaient hier soir en affirmant leur haine et en concluant « pourquoi attendre samedi ? Prenons Paris dès maintenant. »

Les historiens qui se pencheront sur les événements que nous sommes en train de vivre feront un jour la liste des erreurs de communication et autres maladresses du pouvoir en place. Cette vidéo de lycéens humiliés à la face du monde y sera probablement en bonne place.

Mantes-la-Jolie
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