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Pour la première fois de l’histoire, le pays compte désormais plus d’athées, d’agnostiques et de non-croyants que de catholiques pratiquants. C’est le bilan d’une étude publiée mardi 30 juillet par le Centre de recherche en sociologie espagnol (CIS), relayée par le journal local El Diario.

Sur le papier, le nombre de catholiques en Espagne est encore très important. 66,3 % des habitants du pays se réclament encore de cette religion. Mais à l’heure d’aller à la messe ou de se confesser régulièrement, les chiffres chutent. Seulement 22,7 % des Espagnols rentrent alors dans cette catégorie. Un chiffre qui connaît par ailleurs d’importantes variations puisqu’ils ne sont que 10,9 % en Catalogne, contre 40 % à La Rioja, une autre communauté autonome située au sud du Pays basque.

En creux, dans ces variations géographiques, se devine aussi une fracture de l’Espagne. D’un côté, les régions les plus industrialisées, les plus modernes, dans lesquelles il y a un mélange culturel et interreligieux, Catalogne, Madrid ou Pays basque en tête. De l’autre côté, en Estrémadure, Andalousie ou dans la Communauté valencienne, l’Église catholique affiche encore des chiffres très honorables.

Le Point

« Ces chiffres, 80 ans plus tard, donnent finalement raison à Manuel Azaña : l’Espagne a cessé d’être catholique« , réagit le média espagnol El Diario aux données publiées par le CIS. Manuel Azaña, qui était alors président du gouvernement provisoire espagnol, prononce, en octobre 1931, cette phrase restée dans les mémoires lors d’un discours de politique générale, rapporte Franceinfo. De la séparation des Eglises et de l’Etat à la suppression de l’enseignement catholique en passant par la nationalisation des édifices religieux, ce républicain convaincu a mené une politique laïque radicale. […]

La Dépêche

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