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L’inénarrable Pascale Clark – qui ne déçoit jamais – n’avait, une fois de plus, pas vraiment compris sa propre situation lorsqu’elle se fendit samedi soir sur France 2 d’une tirade contre Vincent Bolloré, le qualifiant de « péril » potentiel pour Europe 1. Elle n’avait pas compris qu’elle en était déjà l’employée, puisque Vincent Bolloré détenant via Vivendi 26,66 % du groupe Lagardère – ce qui fait de lui le plus gros actionnaire – il est de facto le patron de la chaîne radio créée en 1955, et donc aussi celui de Mademoiselle Clark.

Mardi, le personnel de la radio chancelante (son audience est désormais au niveau de celui d’une banale FM musicale) a été réuni dans le surdimensionné studio Bellemare pour procéder à l’annonce d’un projet de rupture conventionnelle collective qui prévoit la suppression d’une quarantaine de postes à Europe 1.

La direction en a profité pour évoquer pour la première fois son intention de développer des passerelles avec CNews.

« Vous êtes déjà salariés de Vincent Bolloré dans les faits », a ainsi annoncé la direction selon des propos rapportés à nos confrères des Jours.

Constance Benqué aurait justifié ces nouveaux liens en citant des concurrents comme RTL ou RMC qui « ont des télés ». « Si grâce à Vincent Bolloré, on peut aussi faire des ponts, ça peut être une force », aurait-elle déclaré. Les deux médias codiffusent déjà l’émission dominicale « Le grand rendez-vous » et avaient organisé un débat commun pour les élections européennes en 2019.

Il y a fort à parier qu’un tel rapprochement verra enfin la remontée d’audience tant attendue pour Europe 1, exactement comme CNEWS a redressé magistralement son audience qui restait ultra-modeste lorsqu’elle s’appelait i-Télé. C’est également en adoptant un format d’opinion que RMC avait décollé il y a 20 ans après des décennies d’errement.

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