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Partout l’on entend que le gouvernement n’offre aucune réponse aux revendications des Gilets jaunes. Soit. Mais le problème n’est-il pas encore beaucoup plus grave que ça ?

Dans une émission de télévision qui précédait l’élection présidentielle de 2012, le candidat Hollande avait laissé tomber une précision sur sa vision de la fonction présidentielle, qu’il voulait universaliste : On n’est pas là pour nos propres citoyens ! S’apercevant à mi-chemin de la violence de cette phrase, il s’était arrêté avant le mot “citoyen”, et un invité sur le plateau avait terminé la phrase, devant un Hollande qui acquiesçait.

On a eu tort de ne pas accorder plus d’importance à cette phrase. Car ce que Hollande disait tout haut, toute l’élite le pense tout bas : rien à battre des Français. Pourtant, ce peuple qu’on qualifie volontiers de râleur, ce peuple sûr de lui-même et de son bon droit, ce peuple n’exige finalement qu’une seule chose : être aimé.

Dominique de Villepin a eu cette phrase fameuse : La France, il faut la prendre. Au-delà de la vulgarité du propos, il y a quelque chose de vrai dans cette idée : la France veut bien se donner, mais il faut lui montrer de l’amour.

Même Louis XVI, s’il n’y avait eu cette funeste fuite avortée à Varennes-en-Argonne, aurait peut-être pu sauver sa peau – et son royaume – tant qu’il montrait envers son peuple – qu’il aimait tant – des gestes concrets d’amour.

Depuis bien longtemps, nos dirigeants n’écoutent plus le peuple. Ils décident contre lui, et pendant qu’ils lui tapent sur la tête à coup de massue, ils lui disent que c’est pour son bien. Depuis bien longtemps, des décisions MAJEURES sont prises CONTRE l’avis populaire. Autrement dit, depuis bien longtemps, on a volé la France au peuple français.

Est-ce tolérable plus avant ? La crise des Gilets jaunes semble indiquer que non. Même si le mouvement se réduit en taille, il devient impossible de ne plus voir la réalité en face. Le sondage que nous publions aujourd’hui en est la preuve. Les Français, comme d’autres peuples en Europe, en ont vraiment assez qu’on décide de leur destin à leur place.

Alors, c’est vrai, le gouvernement ne répond pas aux revendications des Gilets jaunes. Mais la vérité est encore plus simple : les gouvernements, depuis des décennies, se sont occupé de tout, sauf des Français. Le réveil est en cours. Il est loin d’être abouti.


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Julien Michel