William Lounsbury / Shutterstock
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Le signal envoyé par les Gilets jaunes est clair : on ne lâche rien. Que peut faire le gouvernement pour dénouer la situation ?

Certes, contrairement à un slogan trop vite galvaudé, les Gilets jaunes ne “sont” pas le Peuple. Personne, ni même un groupe soutenu par 60 % des Français ne peut s’auto-proclamer ainsi. Le mot est trop sacré. Mais n’empêche, contrairement à beaucoup de mouvements qui secouèrent en leur temps la société d’un pays ou d’un autre (Occupy Wall Street, par exemple), celui-ci ne s’en va pas. Tel le sparadrap du Capitaine Haddock, le mouvement des Gilets jaunes reste bien accroché aux basques du Président de la république.

La France a récemment connu un phénomène du même type. Souvenez-vous, en pleine lutte de La Manif Pour Tous, ni François Hollande, ni surtout Christiane Taubira ne pouvaient sortir en public sans se faire salement accueillir. Mais c’était un mouvement qui ne concernait à peu de chose près que la sphère droite de l’âme française. Ici, nous sommes en présence de quelque chose de beaucoup plus large, qui unit du NPA au Rassemblement national. Quelque chose de très français, en un sens.

Et maintenant ? Nous l’avons vu ces deux derniers jours, le Pouvoir n’a toujours pas compris. Il se complait dans une rhétorique de père Fouettard, bien éloignée des priorités exprimées par ces Français qui souffrent. Le Pouvoir n’a vraisemblablement pas du tout prévu de céder sur quoi que ce soit de supplémentaire. Et pendant ce temps-là, d’autres rêvent au R.I.C.

Dans ce qui se joue, le moment clef, celui qu’attend avec impatience le gouvernement, c’est lorsque le soutien des Français au mouvement passera sous la barre des 50%. Alors, toute la machine LREM se lèvera pour prononcer la sentence d’illégitimité des Gilets jaunes.

Toute la stratégie consiste donc à obtenir des résultats avant cet instant fatidique. Là est la course contre la montre à laquelle se livrent d’un côté le gouvernement et de l’autre des Gilets jaunes.

Tic tac, Tic tac…


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Julien Michel