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Il y a maintenant deux ans, une équipe franco-russe découvrait la dépouille du général d’Empire Charles Étienne Gudin de la Sablonnière près de Smolensk. Brillant officier, Gudin s’est illustré à plusieurs reprises pendant l’épopée napoléonienne, particulièrement lors de la bataille d’Auerstedt et la campagne de Russie.  

Deux ans après cette découverte, son corps se situe toujours en Russie, bloqué par un refus des autorités française de le rapatrier. Ce refus est une atteinte à l’honneur de la France et une véritable honte pour Emmanuel Macron et les autres dirigeants responsables.

Couvert de gloire

Charles Étienne Gudin est l’un de ces hommes qui ont donné à la France cette grandeur incommensurable que la classe politique actuelle s’acharne à défaire.

Né à Montargis, il fait ses études à l’école militaire de Brienne en même temps que celui qui deviendra Napoléon Ier. Si sa carrière sous la Révolution et le Consulat n’est pas spectaculaire, son épopée commence en 1804 lorsqu’il est nommé à la tête de la 3ème division du corps d’armée du général Davout. 

Le général Charles Étienne Gudin. Huile sur toile de Georges Rouget, 1839, musée de l’Armée.

Il franchit le Rhin pour la première fois lors de la campagne d’Allemagne de 1805, mais c’est lors des campagnes de 1806 et 1807 qu’il se couvre de gloire. Son rôle lors de la bataille d’Auerstaedt est « capital », selon l’historien François-Guy Hortoulle. Sous le commandement de Davout, il écrase les Prussiens. En guise de récompense pour sa bravoure et son efficacité, la division Gudin entre la première à Berlin. 

Les campagnes se succèdent, et la division Gudin devient l’une des plus solides de la Grande Armée. Il enchaîne les coups d’éclat, tout en étant blessé à de nombreuses reprises. 

Lors de la bataille de Valoutina Gora, il déclare au Maréchal Ney : « Vous allez voir comment ma division sait enlever une position qu’elle a mission d’attaquer ». Il culbute le centre de la ligne russe, tenant ainsi sa promesse. Au moment de s’emparer de la position ennemie, il reçoit un boulet de canon qui lui enlève une jambe et amoche salement l’autre. Il mourra quelques jours plus tard de ses blessures, mais pas avant que l’Empereur vienne le voir à son chevet. 

Ses médailles sont innombrables, et son nom est inscrit à l’Arc de Triomphe. 

C’est donc avec grand faste que l’annonce de la découverte de sa dépouille près de Smolensk est annoncée en juillet 2019 : c’est une découverte archéologique inestimable et un héritage important des guerres napoléoniennes. 

Pourtant, deux ans plus tard, ses ossements n’ont toujours pas été rapatriés en France. Pourquoi un tel héros de l’Empire n’a pas été inhumé en grande pompe dans le pays auquel il a apporté une gloire éternelle ? 

Pas d’hommage pour un héros de l’Empire

Alors qu’une tombe vide au cimetière du Père-Lachaise existe déjà, l’État refuse de rapatrier et d’enterrer avec faste le général Gudin. La raison est aussi ridicule que honteuse : l’homme derrière la découverte de ces ossements est Pierre Malinowski, ancien légionnaire, il a conseillé Jean-Marie le Pen au Parlement européen et s’avère être proche du président russe Vladimir Poutine. Or, Malinowski s’acharne à défendre le patrimoine militaire français dans toute l’Europe.

Emmanuel Macron est donc gêné par la charge politique qu’aurait un hommage à Charles Étienne Gudin, ne voulant pas donner de publicité à M. Malinowski ni faire un rapprochement symbolique avec la Russie. 

C’est donc à cause de basses raisons politicardes que l’Etat refuse de rapatrier la dépouille du général Gudin, alors que le strict minimum devrait être un hommage national aux Invalides. Emmanuel Macron préfère ainsi humilier la France et son histoire pour ne pas avoir à rougir d’une association avec un proche de Jean-Marie le Pen et de Vladimir Poutine. 

Et cela, pendant l’année du bicentenaire de la mort de l’Empereur !

Malheureusement, cette mascarade honteuse ne s’arrête pas là : le maire LR de Montargis, la ville d’origine du général, pousse le bouchon encore plus loin. 

« Nous, on n’en veut pas et on n’a pas les moyens de lui construire un mausolée », a-t-il déclaré au sujet du rapatriement des ossements de Gudin. 

A titre d’information, une rue de Montargis ainsi qu’une ancienne caserne porte le nom de Gudin. Cela n’a pas l’air d’émouvoir l’édile montargois…

Ainsi, à la suite du Président Macron, un petit maire a le culot de refuser d’accueillir la dépouille de Gudin, général d’Empire, Grand Aigle de la Légion d’Honneur, qui a reçu un hommage de l’Empereur lui-même. 

Ce dernier doit-être en train de se retourner dans sa tombe aux Invalides.

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