À Fougères, en Ille-et-Vilaine, la mairie a osé ce que tant d’autres ne font plus : mettre un terme à la prise en charge municipale de migrants clandestins dont la situation est devenue, au fil des mois, l’objet d’une véritable captation politique par un réseau d’associations et de groupuscules d’extrême gauche. Et, comme toujours, les mêmes s’offusquent… car ils perdent un terrain de propagande.
Un maire lucide face à une mécanique bien huilée
Louis Feuvrier, maire socialiste — ce détail mérite d’être rappelé — a décidé que la ville n’assumerait plus un rôle qui n’est pas le sien. Les jeunes exilés concernés sont désormais considérés comme majeurs, et disposent d’une voie parfaitement claire : déposer une demande d’asile, être orientés vers un Cada, bénéficier des dispositifs de l’État. Autrement dit, suivre les règles de la République.
C’est précisément ce que ne veulent pas entendre ceux qui, sous couvert de « solidarité », utilisent ces situations humaines comme levier politique. Car ce que pointe la mairie est limpide : une partie des associations du cru tient littéralement ces jeunes sous tutelle idéologique. On ne parle plus d’aide. On parle d’emprise.
Des élus empêchés de parler aux migrants
Le simple fait que deux élus municipaux aient voulu échanger, calmement, avec ces jeunes à l’épicerie sociale a suffi à déclencher l’hostilité du collectif militant. Pourquoi empêcher un dialogue direct ? Pourquoi redouter que les migrants parlent eux-mêmes ? La réponse est enfantine : parce qu’il faut préserver le récit, empêcher toute nuance, verrouiller l’interprétation.
Ces jeunes ne sont plus des individus : ils deviennent des outils.
Une gauche radicale qui vit de la crise migratoire
Ce qui se joue à Fougères dépasse largement un simple dossier d’hébergement. C’est la démonstration, en miniature, d’une mécanique nationale :
- d’un côté, des associations qui travaillent réellement, au quotidien ;
- de l’autre, des organisations politiques qui prospèrent sur la détresse migratoire et refusent furieusement que la situation s’apaise.
La mairie l’a dit clairement : la ville ne se laissera plus dicter sa conduite par des groupes qui instrumentalisent ces situations pour imposer leur ligne politique sous couvert d’humanisme.
Il n’y a pas plus cynique que ceux qui prétendent défendre les migrants tout en refusant qu’ils aient un contact direct avec les élus.
Un retour à la responsabilité que certains ne supportent pas
La décision d’arrêter la prise en charge municipale ne relève pas de la brutalité, mais du simple respect des compétences : l’hébergement et la gestion administrative des demandeurs d’asile ne relèvent pas des communes. Les militants le savent parfaitement. Mais en entretenant le flou, ils maintiennent la pression émotionnelle et la culpabilité permanente sur les élus locaux.
Cette fois, la manœuvre n’a pas pris
Fougères montre un chemin que d’autres villes suivront peut-être : reprendre la main, refuser le chantage moral, et rappeler que l’action publique ne peut pas être gouvernée par les slogans et les coups de force militants.
Quand un maire dit non à l’ingérence et aux manipulations, ce n’est pas un scandale : c’est un sursaut de souveraineté locale.
Et il serait temps que cela devienne contagieux.